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5 mauvaises pratiques en télétravail qui stressent vos collaborateurs

Doter vos salariés d’outils informatiques ne suffit pas à leur assurer de bonnes conditions de travail à distance. Voici 5 mauvaises pratiques en télétravail que vous devriez bannir.

Cela fera bientôt une année que de nombreuses entreprises ont opté pour le télétravail, pour les postes qui le permettaient. Après les premiers jours, où il a fallu parfois s’organiser en urgence, puis les premiers mois, où chacun a pris ses marques, il est temps désormais de pérenniser ce mode de travail.

Car une majeure partie des employés souhaitent que le télétravail s’installe durablement, au moins un jour par semaine. Cependant, ce fonctionnement doit répondre à certaines conditions. Le Ministère du Travail a ainsi édicté 7 mesures clés pour organiser le télétravail en équipe.

Il existe également des écueils à éviter absolument pour les managers, car ils sont sources de stress pour les collaborateurs.

Les mauvaises pratiques en télétravail à éviter

 

1) Ne pas respecter les horaires de travail

Lorsque chacun reste chez soi, la fin de la journée de travail devient moins concrète. Il n’y a plus la coupure nette, qui se fait au moment où l’on franchit le seuil de son bureau. Et les outils informatiques restent toujours à portée de main.

L’entreprise doit donc édicter des principes clairs à ce sujet. C’est même une obligation pour elle. En effet, ce n’est pas parce qu’un manager travaille tard qu’il peut exiger la même chose de ses équipes. Les horaires de connexion devraient être les mêmes qu’en présentiel. Si la journée au bureau se déroulait de 9h30 à 18h, il en va de même en télétravail.

À l’inverse, il ne faut pas non plus empêcher les salariés qui le souhaitent d’ajuster leurs horaires selon leurs besoins. Si certains préfèrent travailler en décalé, par exemple pour passer du temps avec leurs enfants, le manager devrait l’accepter. À condition, bien sûr, qu’eux-mêmes respectent les horaires de leurs collègues.

2) Exiger une disponibilité permanente de ses équipes

En présentiel, on trouve normal qu’une personne mette parfois plusieurs heures à répondre à un mail : elle était probablement occupée sur un autre dossier. En télétravail, cette règle reste valable.

Exiger des réponses immédiates aux mails, aux conversations par chat ou aux notifications ne fait qu’empêcher les salariés de se concentrer sur leur tâche actuelle.  Cela crée également une ambiance stressante, qui empêche l’installation d’une relation de confiance.

Par ailleurs, la journée de travail reste dense même si elle s’effectue de chez soi. Il est donc normal que les employés prennent des pauses de temps en temps… Et donc, ne soient pas en permanence disponibles pour répondre.

3) Ne pas prendre suffisamment de nouvelles de ses équipes… Ou en prendre trop

En travaillant de chez lui, un salarié se sent forcément plus isolé qu’au bureau. Les outils à sa disposition ne peuvent remplacer les contacts humains, même s’ils offrent une compensation. Il est donc essentiel que leur manager prenne régulièrement de leurs nouvelles.

Cela signifie, bien sûr, s’assurer qu’ils ne rencontrent pas de difficultés dans leur travail. Mais dans le contexte actuel, chaque manager devrait aussi s’inquiéter du bien-être des membres de son équipe… Et, tout simplement, veiller au maintien des liens en saluant ses collègues tous les matins et tous les soirs, même par un message dans une conversation commune.

À l’inverse, prendre des nouvelles ne signifie pas se montrer intrusif ou envahissant. Ne programmez donc pas de réunions de suivi quotidiennes, cela se révèlerait contre-productif et chronophage.

4) Avoir systématiquement recours à la visioconférence

Lors des réunions, voir le visage de ses interlocuteurs est toujours plus sympathique. Cela permet également d’avoir accès au langage non-verbal, essentiel pour une communication efficace.

Cependant, en télétravail, la caméra est aussi un outil intrusif dans la vie privée de chacun. Il peut y avoir un enfant dans la pièce, le salon n’est peut-être pas bien rangé… Et surtout, les salariés ne sont pas forcément « apprêtés » comme lorsqu’ils viennent au bureau.

C’est donc un équilibre à trouver. Privilégiez la visioconférence pour les réunions d’équipe importantes et optez pour les appels téléphoniques, ou simplement les messages par chat, pour les conversations du quotidien.

5) Vouloir changer la dynamique de son équipe, une des mauvaises pratiques en télétravail les plus inattendues

Pour un manager, l’éloignement avec son équipe complique le suivi du travail de chacun. Il peut donc être tenté de leur demander des reportings très réguliers, voire quotidiens. Or, ce fonctionnement risque de contrarier ses collègues, voire d’engendrer de la colère. Il sera en effet perçu comme un manque de confiance, ou même de l’infantilisation.

Il est essentiel d’essayer de maintenir les mêmes liens que lors du travail en présentiel. Si un point hebdomadaire en tête-à-tête avec le manager était la norme, il faut la conserver. Augmenter les process de validation ne servira qu’à détériorer les relations de travail… Et nuira donc à l’engagement collaborateur.

Comment remédier aux mauvaises pratiques en télétravail

Les mauvaises pratiques en télétravail, comme en présentiel, peuvent non seulement conduire au désengagement des salariés, mais aussi être facteurs de risques psycho-sociaux.

Pour les éviter, c’est à l’entreprise d’édicter des règles claires, formalisées dans un document du type « Guide du télétravail ». Une formation adéquate pour les managers est également essentielle pour les accompagner dans cette évolution de leur métier.

N’hésitez pas à recueillir l’avis des salariés, dans le cadre d’une enquête interne par exemple, afin d’identifier les bonnes pratiques en télétravail à pérenniser.

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