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La couveuse, une alliée pour les entrepreneurs

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De nombreux lecteurs du blog Madmagz sont des entrepreneurs et parfois des professionnels qui aimeraient développer une activité. Ayant démarré la mienne, je vous propose de partager mon expérience.
Plusieurs possibilités s’offrent aux entrepreneurs pour se lancer dans le e-business ou digital business : créer sa société avec ou sans accompagnement.
Au cours du lancement de mon activité BeDigitalBusiness, j’ai eu le souhait de trouver un moyen de monter mon entreprise dans un cadre pratique et protecteur au besoin.

I- Les couveuses et ma couveuse

A – Le système des couveuses
J’avais l’idée de donner un cadre pérenne à mes activités de prestataires depuis plusieurs mois ; j’ai visité de nombreux salons dédiés aux entrepreneurs. Là, j’ai entendu parler de incubateurs de grandes écoles, de pépinières très sélectives mais pas de couveuse.
Au cours de ma recherche en mai, je les ai découvertes.

Leur objectif est de permettre aux entrepreneurs de tester leur projet en grandeur réelle.

Les 2 principaux avantages

  • Le premier avantage est de ne pas avoir à créer une structure juridique pour lancer son activité.
    La couveuse propose un service d’hébergement juridique, un accompagnant et de la sensibilisation au marketing, à la gestion sous forme de sessions collectives. Bref, aider les entrepreneurs à définir pendant 6 à 12 mois leur projet d’entreprise, tout en se chargeant pour eux de la réalisation de leurs devis, de leurs factures, bref de leur comptabilité
  • La couveuse a surtout un second avantage : les couvés peuvent conserver leurs indemnisations chômage ou autres droits… en attendant les premières rentrées.

Au niveau du vocabulaire, vous êtes un porteur de projet, puis un entrepreneur à l’essai. Vous deviendrez un entrepreneur aux yeux des institutions une fois votre immatriculation réalisée.
NB : En pépinière, vous devez être immatriculé(-e) avant d’y entrer.

B – Ma couveuse
La couveuse que j’ai choisi est une coopérative d’activités ; de plus elle travaille sur les questions de discriminations à l’emploi liées notamment au genre, à l’âge et à l’origine.
Son nom m’a aussi interpellée : Astrolabe Conseil
NB : C’est un instrument de navigation utilisé à l’époque moderne (XVè au XVIIIè), jusqu’à l’invention du sextant.
Astrolabe me correspond bien 😉 ; si vous êtes un lecteur assidu, vous connaissez quelques-uns de mes supports : aquidonner.com et astucesenior.com et savez qu’en plus d’avoir quelques diplômes marketing et multimédia, j’ai débuté par une maîtrise d’histoire 🙂
Mais un des aspects décisifs de mon choix fut ma rencontre avec mon chargé d’accompagnement Charles Kollo, un homme dynamique, entrepreneur dans l’âme.
NB : Cette vision est partagée par de nombreux couvés, j’ai fait un sondage 🙂

Au-delà des valeurs communes, les raisons pragmatiques de mon choix

  1. L’entrée en couveuse, c’est acté en moins d’un mois ; une prouesse lorsqu’on connaît les délais d’attente pour sa grande sœur : la pépinière.
  2. J’ai participé à 2 réunions d’informations collectives : celles d’Astrolabe (pour m’inscrire, j’ai dû fournir un CV) et d’une autre structure.
    Astrolabe est la seule des 2 à proposer de retirer un revenu d’activité, bien sûr si les rentrées le permettent.
    La seconde garde précieusement votre pécule pendant tout le temps de l’accompagnement et vous le rend uniquement à la fin. De plus, elle sélectionne uniquement des couvés dont le business est déjà très frémissant : avoir déjà plusieurs prospects chauds…
  3. Astrolabe laisse le temps au temps.
    Leurs objectifs est de vous aider à définir votre projet d’entreprise, de réussir à le concrétiser ou de vous aider à vous orienter vers l’emploi si décidément l’entrepreneuriat ne vous convient pas. Astrolabe veut que les couvés réussissent, mais pas à tout prix.
    Vous êtes en phase de test d’activité, vous avez le droit de vous tromper, d’être long sur certaines phases ou au contraire en avance. L’important est de progresser vers le but ultime : mon activité est-elle rentable ?
  4. Suite à ces 2 réunions, j’ai pris un rendez-vous avec l’animateur de la réunion d’information (M. Kollo). Après un dialogue de plus d’une heure à le questionner sur les modalités et lui sur mon business (que j’avais déjà bien ébauché), j’ai signé le CAPE (contrat d’appui à au projet d’entreprise). Nous étions le 5 juin.
  5. Le contrat est signé pour 6 mois, renouvelable une fois. Vous pouvez l’interrompre à votre convenance : à condition d’avoir terminé les prestations signées pendant le CAPE
  6. Les indemnisations et les minimas sociaux vous sont versés en totalité, tant que vous n’avez pas de revenu d’activité.
  7. Vous pouvez être étudiant en fin d’études, salarié à temps partiel et signé un CAPE.

II- Le fonctionnement au quotidien

Après presque 3 mois de présence au sein de cette couveuse, je me suis permise de rédiger ce post. J’ai eu le temps d’observer et d’en comprendre les rouages.

La règle de base est simple : vous montez votre boîte.
Vous devez préparer business plan, plan d’action, plan commercial… et les soumettre au cours des points à votre chargé d’accompagnement.
Ce dernier dialogue avec vous, vous propose des idées, des pistes… et il en a plein 🙂
Etant moi-même coach pour les étudiants de l’IESA Multimédia dans le montage de leur e-business, j’avoue que j’apprécie à sa juste valeur le travail réalisé par M. Kollo, les autres membres de l’équipe d’Astrolabe et son dirigeant : une bonne connaissance des secteurs de leurs couvés et une patience à toute épreuve que j’ai bien éprouvée, croyez moi !

Comme tout entrepreneur, vous démarchez des prospects, vous établissez vos conditions de vente (acompte, délai de paiement). Une fois que vos prospects sont d’accords sur les tarifs, les modalités, vous contactez votre couveuse qui réalise les devis selon un mail pré-établi que vous devez compléter. Vous les faites signer, cacheter… Vous assurez la prestation / la commande et lorsque vous êtes payé(-e), vous l’êtes par chèque au nom de la couveuse.
Elle établit à ce moment-là votre facture toujours selon le mail pré-établi que vous lui avez fourni.
Un moment de bonheur est presque là. La couveuse met vos recettes sur votre compte d’activité. A ce moment précis, vous pouvez venir avec les factures des frais engagés (max. 500 €/mois) et demandez (si vos ressources vous le permettent) un revenu d’activité à déclarer bien sûr à tous les services compétents 😉 Bref, à cet instant, vous êtes un « porteur de projet » comblé 🙂

Si je devais définir les services rendus par Astrolabe en une phrase : cela serait le mariage réussi entre un comptable externe, un expert business et un coach commercial.

Bien sûr, cela a un coût… enfin si votre business décolle

  • Pour leurs services, 10% de tout ce qui est encaissé leur est dévolu.
  • Pour 100 € HT encaissés, vous pouvez sur les 90 € restant, déduire vos charges ou/et retirer votre revenu d’activité. Il ne faut pas oublier les charges. Et oui, ce n’est pas 90 € net mais brut… Bref, +/- 33 € vous reviennent réellement
  • Cela indique que si vous n’encaissez rien, vous ne payez rien.

Mais pourquoi préférer la couveuse au statut auto-entrepreneur ?

  1. Aucune limitation de CA
  2. L’assurance civile professionnelle de votre activité
  3. Un comptable qui établit les devis, les factures. Vous êtes une ligne dans la comptabilité de la couveuse.
  4. Pas de charges à part si vous demandez le versement d’un revenu d’activité
  5. Vous pouvez déduire des frais à hauteur de 500 € par mois (sous justificatif)
  6. Vous pouvez continuer à recevoir vos indemnités ou minimas ; pas de forfait retiré sur les allocations
  7. Un accompagnement allant jusqu’à la définition du meilleur statut juridique de l’entreprise
  8. Et surtout la possibilité d’échanger avec les autres entrepreneurs

Un intérêt business certain : le réseau

Un des moments les plus intéressants : les réunions avec les entrepreneurs. C’est un moment très agréable d’échanges et de soutien mutuel.
De plus, mon business est entièrement dirigé vers eux. En effet, BeDigitalBusiness forme, conseille et accompagne les entrepreneurs et les dirigeants dans l’essor de leurs activités e-business.
Lors des réunions, j’ai découvert que beaucoup (les 3/4) ont des sites internet, mais ignorent concrètement comment faire pour générer de la visite qualifiée et n’ont jamais vraiment réfléchi à la définition de leur gammes produit. Heureusement, la couveuse est là pour les aider à démarrer une réflexion sur le sujet et moi pour la continuer 🙂

Pour conclure, depuis 3 mois, je suis satisfaite de ma couveuse alors j’espère que ce post vous a ouvert une nouvelle voie vers l’entrepreneuriat… et vous permettra de réaliser vos rêves.

A très bientôt,

Véronique de BeDigitalBusiness