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Pour une nouvelle approche de la communication sur Internet : les 4M

Concept de communication sur Internet : 4M
Communication sur Internet : les 4M

Il est d’usage dans un business plan de traiter la partie marketing selon la méthode des 4P. Je me rappelle pourtant bien ma perplexité quand il me fallut traiter l’article « promotion ». Par quel bout prendre cette question : « Comment la société fait-elle connaître son service ? » ?

Face à une question aussi générique, j’ai vivement éprouvé le manque d’un jeu d’outils conceptuels, d’une méthode pour pouvoir m’en saisir. Arguer de la « sauvagerie » d’Internet pour se satisfaire d’un saupoudrage d’actions (bannières, liens commerciaux, affiliation…) selon un pragmatisme bien connu (test and learn), c’est accepter de gaspiller temps et argent par manque d’ambition intellectuelle ; c’est se condamner à remonter toujours le même rocher au lieu d’inventer la catapulte.

Quand on songe à l’opulence de nos confrères offline : les cinq forces de Porter, la blue ocean strategy, Six Sigma, la matrice du BCG, celle de McKinsey, etc., il y a de quoi être jaloux.

Je me propose donc d’exposer ici une méthode et des outils pour appréhender la communication sur Internet.

L’explication de ce schéma est simple. Le message est ce qui est dit par l’émetteur. Le média émetteur est le média sur lequel l’émetteur publie son message. Messager est ce qui véhicule le message. Enfin, le média récepteur est le média où apparaît le message aux yeux du récepteur (page de résultat de moteur de recherche, boîte e-mail, page Web…) Le récepteur est bien sûr celui qui reçoit le message.

Prenons l’exemple d’un blogueur. Il publie un article (message) sur son blog (média émetteur). Cet article est véhiculé par flux RSS (messager). Je (récepteur) le lis dans mon lecteur de flux RSS (média récepteur).

Une remarque. Ce processus est décrit ici dans sa version complète : des étapes peuvent se trouver inopérantes. Dans notre exemple, je pourrais accéder directement au blog pour lire l’article, ce qui escamoterait les étapes « messager » et « média récepteur ».

Ce n’est pas tout. La communication sur Internet est bilatérale : le récepteur peut devenir émetteur et l’émetteur récepteur. Par exemple, je commente l’article sur le blog. De fait, on voit que sur Internet les notions d’émetteur et de récepteur se troublent, et sont même potentiellement confondues. On est proche d’un schéma où on démarre une conversation qu’on espère être reprise. (Je n’ai pas lu ce livre, mais peut-être dit-il la même chose.)

Le message n’est pas prisonnier de cette relation bilatérale. Le récepteur peut à son tour diffuser le message. Par exemple, j’envoie l’article par e-mail ou par le biais du « messager » AddThis. La communication est potentiellement multilatérale. Cependant, contrairement à la logique de broadcast des anciens médias, ce qui rend la communication multilatérale, c’est le bon vouloir des récepteurs.

Tout cela est bel et bon, me direz-vous peut-être, mais sur quels arguments cela repose-t-il ? Comment faire le fonctionner ? C’est juste, et comme mes articles ont une fâcheuse tendance à tirer en longueur, je réserve les réponses à ces questions pour des jours prochains…