Appuyer sur "Entrée" pour passer au contenu

La révolution Facebook

Cet extrait d’une longue et passionnante interview donnée par Mark Zuckerberg durant la conférence Web 2.0 qui s’est récemment tenue à San Francisco résume la révolution Facebook.

Mark Zuckerberg est frappé par le fait que les sites ne placent pas les individus – les individus avec ce qu’ils ont de particulier, avec leurs relations, leurs affections, leur activité, leurs goûts… – en leur centre. Ils sont construits avec l’idée que le visiteur est un inconnu. Ils sont anonymes et froids.

Il avance que dans les cinq prochaines années, la plupart des sites seront reconstruits avec pour idée centrale et directrice que le visiteur – son identité, ses goûts, son activité, ses amis, etc. – est connu. L’impact pour les sites sera une implication démultipliée de leurs utilisateurs.

Il donne l’exemple du service de partage de photos de Facebook, moins fourni en fonctionnalités que Flickr et consorts, mais que cette seule caratéristique d’être intriséquement « social » a propulsé au sommet des sites les plus populaires de son genre.

Pour Mark Zuckerberg, les internautes sont définis par leur identité (nom, sexe, âge, lieu…) et leurs relations. C’est le graphe social. Ce graphe social, jadis invisible, est donc désormais largement connu. C’est selon cette optique que Facebook a (re)construit les pierres fondatrices de toute activité sur le Web : les groupes, le webmail, l’organisation d’événements, le paiment, le jeu, etc.

Il n’imagine pas que ce graphe sera le seul (sans doute co-existera-t-il avec celui de Linkedin, de Twitter…) et il entend faciliter la communication entre les différents graphes.

Il est difficile de ne pas être impressionné par l’envergure et la puissance d’une telle vision. C’est un nouveau Web, aux potentialités marketing extraordinaires.

C’est un nouveau Web, avec des panneaux et des caméras Facebook partout.

Et ce Web est en marche.