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Take Away Thinking : une délicieuse réalisation

J’ai d’habitude la dent dure avec les agences de communication quand elles se mêlent du Web, en particulier quand celui-ci est marchand. Je les juge excessivement chères pour des prestations d’un niveau souvent moyen. La technique ni le business ne sont vraiment leur domaine.

Toutefois, une récente réalisation de BDDP unlimited m’a mis dans le cas, sinon de revenir sur mon jugement, du moins d’y faire une exception.

Take Away Thinking emprunte habilement aux codes des fast foods pour présenter, comme le remarque ce blog, une carte de services à consommer sur place ou à emporter. Ce qui a surtout retenu mon attention, au-delà de la métaphore bien filée, c’est la réalisation, impeccable et instructive.

Cela commence par une transgression des codes Web. La où l’en-tête (header) aurait du être réservée au logo et à la baseline du service, il est détourné pour signaler l’auteur du site (BDDP unlimited) et son métier (producteur d’idées, de médias et de contenus). Toutefois, la compréhension n’en souffre pas car l’en-tête est environ deux fois moins haut que d’usage, et apparaît ainsi davantage comme une signature. Surtout, le nom du service prend une place disportionnée dans le corps de page, ce qui rétabli l’équilibre. Bien joué !

L’USP n’est pas oubliée, et elle est présentée avec humour dans cette vidéo.

Passons au plat de résistance. BDDP unlimited a trouvé un moyen original et efficace de présenter sa carte son offre. Les mets produits sont reconnaissables en un clin d’œil grâce à la séquence nom-pictogramme-code couleur-visuel. Veut-on en savoir plus ? Un mouse over déroule astucieusement une mini-fiche produit avec descriptif, prix et deux call to action : Commander et En savoir plus.

Simples, légères, variées, souriantes, les couleurs contribuent fortement à cette ambiance de clarté, d’optimisme et d’originalité simple.

Le pied de page conclue le tout en fournissant des éléments rituels (e-mail, crédits, flux RSS…). Bravo donc pour cette réalisation. Il ne manque plus qu’un retour d’expérience. Qui est prêt pour un Disruption Day pour la modique somme de… 50 000 euros ?