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The Palermo Project : point d'étape

Alors que la réalisation du projet touche à sa fin, j’ai entrepris il y a quelques semaines de faire un point d’étape régulier avant le lever de rideau. Touche à sa fin ? Pas tout à fait. En effet, tous les feux sont au vert, sauf un, fâcheusement à l’orange.

Et ce n’est rien moins que le développement technique. Nous sommes en retard, et la mise en ligne est reportée à juin. Il y a plusieurs causes (dont certaines sur lesquelles je ne m’étendrai pas) mais j’ai cherché à identifier celles de la résolution desquelles dépendait la remise en route du projet.

Cela m’a conduit à pointer du doigt le problème principal : l’organisation. Le dispositif initial était constitué d’un chef de projet technique encadrant les deux développeurs, tous trois employés du prestataire retenu. J’avais avec ce chef de projet une réunion hebdomadaire.

Le dispositif que j’ai impulsé, et désormais en pratique depuis dix jours, est que j’encadre directement les développeurs, avec lesquels je fais un point quotidien. Je leur fixe chaque matin des objectifs, ils me livrent leur travail en fin de journée, je le débriefe par écrit, nous en discutons le lendemain matin, et ainsi de suite. Je tiens en outre avec le chef de projet technique une réunion hebdomadaire. Cette méthode (que j’ai baptisée « Agence tous risques« ) est lourde et contraignante, mais elle ne m’a jamais fait défaut. De fait, les résultats ne se sont pas faits attendre, et le projet est de nouveau sur les rails.

Avec l’ergonome, la graphiste, la copywriter, la relation était directe et la communication permanente. Cela a donné une coopération efficace et un travail, selon moi, de qualité. Le projet est trop original et complexe pour disjoindre la personne qui conçoit de celle qui réalise. J’ai eu le tort de ne pas imposer d’emblée cette organisation pour le développement technique. Je ne crie pas victoire pour autant, mais l’organisation était assurément le point le plus déterminant.

Je parlais tout à l’heure de feux verts : ils sont heureusement nombreux. La procédure de bêta testing est définie et nous avons une cinquantaine de candidats, dont une trentaine sont des prospects et des prescripteurs. L’ergonomie est testée est validée depuis plusieurs mois. Tous les fichiers graphiques ont été livrés par Cécile à l’équipe technique. Les textes (tutoriels, conditions générales de vente, etc.) sont achevés. Seuls quelques contenus spécifiques restent à produire : screencast et éléments de démonstration.

Sur le plan de la communication, le blog remplit ses objectifs avec plus de cent visites par jour et des articles repris par Agoravox, Paperblog, YouVox, Le Journal du Net, etc. Le site de l’entreprise est en ligne.

Au plan commercial, alors que nous travaillons au plan d’action 2009, une troisième (prestigieuse) entreprise s’est déclarée cliente potentielle !

Financièrement, nous tenons le budget. Un investisseur en capital s’est proposé, dans la catégorie business angel. Sitôt le service lancé et les premiers clients gagnés, je prévois d’engager dès cet été un processus de levée de fonds. Cela me paraît indispensable. J’ai besoin de recruter pour consolider la société (premier recrutement : un développeur !) et financer la croissance dans un marché qui peut devenir rapidement concurrentiel.

Mais c’est au plan de la stratégie marketing que s’est opéré ces derniers mois le plus grand changement. Au moment où j’ai entrepris le projet, il y a près d’un an, je visais le grand public, positionnais le service dans la famille du User Generated Content (ou Social Media) et prévoyais un lancement en français et en anglais. Après discussion avec différentes personnes, lectures, études et réflexion, nous allons d’abord lancer le service sur le marché français (d’où du reste l’arrêt de la traduction du blog) et c’est le marché des entreprises qui sera visé.

Avant de se développer à l’international, il faut d’abord prouver le business localement. Alors que la viabilité économique des médias sociaux est incertaine, notre marché (dont j’ignorais au départ l’existence) existe (plus de 500 millions d’euros), des personnes en sont comptables (responsables marketing et communication ou dirigeants, selon la taille de l’entreprise), des budgets significatifs lui sont alloués (plus de 25%) et nous allons y entrer avec une proposition de valeur forte : simplicité, gain de temps et d’argent.

En résumé, de nombreux signes augurent favorablement de l’aventure, et il ne faut plus que sortir l’application. J’y travaille en priorité.