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Vers une communication interne "moche" ?

Récemment en Europe,  la mode des fruits et légumes «moches » est de plus en plus présente. Cela consiste à vendre des fruits et légumes qui ne correspondent pas aux standards esthétiques de la grande distribution et qui seraient normalement considérés comme impropres à la vente (mais pas à la consommation). Si l’idée part avant tout d’une optique de lutte contre le gaspillage alimentaire on a aussi un retour d’une certaine attirance pour un produit brut, plus sincère et organique.

Quel rapport avec la communication interne ?

Dans son article The Rise of Wonky Comms, Rachel Miller nous explique que cette mode du produit brut et non lissé gagnerait à être davantage exploitée en communication interne.

En effet depuis de nombreuses années, la communication interne est assurée par des communicants professionnels en charge de délivrer un message via des articles très lissés, des vidéos à la production irréprochable ou des discours méticuleusement organisés. Parallèlement, de plus en plus d’attention est accordée à l’opinion des collaborateurs, la communication n’est plus top down : tout le monde devient communicant en quelques sortes.

Ainsi Rachel Miller préconise de s’adapter à cette nouvelle situation via une « wonky communication » ou communication «moche », c’est-à-dire une communication qui ne s’encombre pas de formes trop lissées, pour aller vers une communication plus sincère. Par exemple, un dirigeant n’a plus à passer par des collaborateurs pour diffuser ses mémos, il peut tout simplement poster son message brut sur le réseau social de l’entreprise. Le message paraîtra ainsi plus authentique, plus crédible.

Comment ça marche ?

Les collaborateurs doivent être encouragés à s’exprimer au maximum et par tous les moyens disponibles (créer eux-mêmes du contenu, leurs propres vidéos, articles, …) sans être découragés par des contraintes de forme trop sévères.
De la même manière les dirigeants sont invités à moins se reposer sur le service communication et à être plus spontanés et proches de leur collaborateurs dans leur façon de faire, un moyen d’humaniser les dirigeants en quelques sortes.

Quel rôle pour les communicants ?

Le problème apparent de ce style de communication interne est qu’il réduit grandement le rôle des services de communication à des rôles de filtrage du contenu, de correction et de tri. Mais selon Rachel Miller, les communicants doivent devenir des facilitateurs de cette communication c’est-à-dire informer, éduquer et guider les différents acteurs au sein de l’organisation pour que cette communication « moche » soit exploitable et bénéfique.

 

Si vous ne connaissiez pas les fruits « moches » voici un exemple avec l’initiative d’Intermarché :

 

Le blog “Communication Interne & Numérique” vous est proposé par Madmagz Com’In, agence technologique spécialisée dans la communication interne et le numérique. Nous proposons aux communicants des grandes entreprises (AXA, BlaBlaCar, Celio, GRDF, Norauto, Vivendi…) des solutions technologiques et graphiques (journal interne digital, site d’actualité interne, newsletter interne) et un accompagnement sur-mesure pour moderniser leur communication interne

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